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Le CT où en sommes-nous ?

La FFMC n'a pas ménagé ses efforts depuis des mois,des années (manif, lobbying auprès des eurodéputés) et il s'en est fallu d'un rien pour que ce travail paye lors du vote du 2 juillet dernier au parlement européen. Pour autant à ce niveau de division du parlement , cet échec est presque une victoire pour nous tant la Commission Européenne n'a pu réunir de majorité significative autour de son projet

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En France nous avons fait quasiment tout ce qui était possible de faire (manif en colère, lobbying citoyens auprès des Eurodéputés, communication en direction des médias, etc..) et cela a payé ( les Eurodéputés Français ont quasiment tous voté contre l'intégration du 2RM dans l'harmonisation du CT en Europe, le parlement et le sénat français se sont aussi prononcés contre). Et il nous faut continuer pour que nos arguments atteignent les indécis des autres pays  par cet intermédiaire.

Bien sûr on comprend très bien l’émotion suscitée par le vote en plénière au parlement européen des amendements Durant (Verts/Belgique)/El Khadraoui (socialistes/Belgique) qui a réduit à néant notre victoire gagnée en Comité Transport du Parlement (pour rappel, le député français Riquet avait obtenu de dure lutte un compromis excluant les motos du texte pour 3 ans, le temps que la commission refasse une étude spécifique comparant pays avec et sans CT et revienne avec une législation adaptée le cas échéant).

Bien sûr tout ça est bien compliqué. Mais c’est le propre de la politique, si c’était simple et qu’une manif suffisait, ça se saurait et on manifesterait tous les jours… Ici, en l’occurrence, nous devons calculer ce qu’on fait et dit si on veut vraiment avoir une chance d’influer sur le processus décisionnel. On peut bien sûr manifester haut et fort, ça fera du bien à tout le monde, mais quant à l’efficacité de la manif dans le cas présent, c’est une autre paire de manche alors que nous sommes si prés du but.

La question n'est pas de savoir si il faut être en colère, mais quand et comment l'exprimer!

Toutefois, il ne faut pas oublier qu’à ce stade, on n'a pas encore perdu. Que l’étape suivante consiste à trouver un compromis entre le Conseil (les gouvernements des États Membres) et le Parlement (c’est ce qu’on appelle le « trilogue »). Et qu’il faut surtout veiller à ne pas perdre des points dans l’opinion publique par une communication et des actions inappropriées. Pour être concret : une action qui tournerait mal (du style : « on va manifester et gueuler devant la porte de Durant lui dire tout le mal qu’on pense d’elle et jeter des œufs sur sa façade» (par exemple) alors qu’elle fera partie des négociateurs avec le Conseil, n’est peut-être pas le plus approprié.

Changeons d’angle d’analyse et partons de la réalité de négociation entre le Conseil et le Parlement. Nous nous devons de « maintenir une pression » et de disséminer les messages suivants :

- Les députés peuvent encore trouver une solution acceptable pour toutes les parties impliquées (sous-entendu : le compromis du Comité Transport) ;

- Vu les résultats serrés tant en comité Transport (2 voix) qu’en plénière, il est clair que la décision n’est pas mûre pour être prise au niveau européen et qu’il faut dès lors laisser le choix aux états membres dans cette matière .

- Les chiffres statistiques et évaluations de la Commission sont partials, non représentatifs et reconnus par elle-même au Conseil comme surévalués ; s’agissant d’une évaluation personnelle, les États Membres doivent pouvoir garder leurs prérogatives à ce propos . Le rapport MAIDS, réalisé avec le soutien de la Commission Européenne (!) indique que le facteur technique n'intervient que dans moins de 1% des accidents.

- La durée du test proposé par la Commission est sous-évalué et le calcul du coût du test ne prend vraisemblablement pas en compte la diversité du parc circulant; le modèle de calcul des coûts est donc erroné et à l’avantage de l’industrie du CT une fois de plus .

- L’introduction d’une telle mesure sans considération de la crise économique subie par nombre de citoyens européens est un très mauvais signal de la part de l’Europe.

Il faut calmement analyser les possibilités existantes pour « maintenir cette pression »et surtout garder une cohésion dans le discours et le mode d'action de tous les membres de la FEMA ( Fédération of European Motorcyclists Associations) dont la FFMC est un des membres fondateurs, seul gage de crédibilité auprès des instances européenne.

ffmc13

Auteur: ffmc13

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