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Bien rouler c'est s'équiper !

ffmc131b.jpgParticipation de la FFMC13 à la Conférence de presse organisée par la préfecture de police des BdR.

Le lundi 6 juillet à 10 heures, nous étions invités par le préfet de police des BdR, Emmanuel Barbe, à participer dans son bureau de la place Félix Baret à Marseille 13006, à une conférence de presse ayant pour objet : la sensibilisation des usagers deux roues motorisés (2RM) au port des Équipements de Protection. Le Pr. Antoine Roch, chef des urgences à l’APHM (assistance publique hôpitaux de Marseille) participait également et une dizaine de journalistes de la presse régionale avaient répondu à l’invitation.

 

Le préfet de police, E. Barbe, présentait les participants et mettait l’accent sur le contexte des accidents touchant « les usagers de deux-roues motorisés qui constituent une population particulièrement vulnérable dans le département des Bouches-du-Rhône. Ils représentent chaque année plus d’un tiers des tués soit 33 personnes en 2019. Par ailleurs, ces usagers sont impliqués dans 39% des accidents corporels. En 2019, cela représente 1146 personnes blessées, parfois très gravement ».

Il soulignait la vulnérabilité des ces usagers comme ceux des vélos ou les piétons. Il se disait consterné par ce qu’il voyait  à Marseille sur le défaut de port des équipements de protection : tongs, shorts, tee-shirt, pas de gants, casque jet, jeunes enfants en passagers, et ce quels que soient les véhicules. Il Insistait sur la nécessité de se protéger même si ce n’est pas obligatoire pour tout et sur le fait que tous les motards ont chuté au moins une fois. Puis il faisait projeter une courte vidéo sur le phénomène d’abrasion en cas de chute sur le bitume sans gants.

Le Pr. A. Roch intervenait ensuite et décrivait les dommages constatés dans ses services sur les accidentés de 2RM, chiffres et photos à l’appui : 1ère cause de décès des jeunes hommes, 75% sont immédiats, fractures, plaies abrasives (brûlures au 3ème degré), plaies délabrantes, profondes, amputations, séquelles durables voire irréversibles … Sur 500 patients graves, 150 sont des 2RM dont 25% de blessures à la face avec non port de casque 1 fois sur 2. Il indiquait que toute protection est bonne, évoquait les actions d’éducation et de répression nécessaires.

 

Le préfet de police  faisait ensuite projeter une 2ème courte vidéo sur le port de l’airbag et renouvelait son discours sur ses constats : « ce qui se passe dans ce département est fou. Je veux lancer un cri d’alarme à la population, c’est un enjeu collectif et c’est la collectivité qui paie. Si la FFMC est contre les obligations les motards de la FFMC sont équipés ». Il indiquait croire en la répression et avoir donné des instructions aux forces de l’ordre (FdO) pour accentuer les contrôles.

 

Nous – la FFMC13 - sommes intervenus pour présenter la FFMC, ses valeurs et surtout sa démarche basée sur la sensibilisation, l’information ou la pédagogie en ce qui concerne le port, recommandé, d’un équipement de la tête aux pieds. Nous avons rappelé que tout commence par l’exemplarité, de nos militants par exemple et présenté rapidement les actions des composantes du mouvement FFMC sur ce thème : éducation des jeunes, stages de perfectionnement, communications diverses dont un flyer régulièrement réédité …

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Côté Presse : 3 questions ont été posées sur les contrôles, les actions, le soutien de la PP13 à la FFMC par exemple ( ?). Le préfet de police PP13 a répondu rapidement, évoquant les contrôles des FO, pour passer ensuite aux interviews avec les journalistes.

Le Pr. A. Roch est ensuite intervenu pour souligner qu’il ne fallait pas « faire la guerre aux 2RM ce ne serait pas la solution, mais que cette ville devait donner un accompagnement aux 2RM pour circuler car ils sont un facteur d’amélioration de la circulation ». Il rappelait que la majorité des accidents concernent les autos avec une cause en hausse liée aux distracteurs (téléphone, etc.) et se déclarait favorable à la rétention du véhicule en pareils cas ... Le préfet de police relevait également que le 2RM était un moyen de transport social.

 

Puis nous sommes passés aux interviews ; le préfet de police était le plus demandé, normal. Pour notre part nous avons été sollicités par les radios Maritima, RCF, Nostalgie, puis FR3 pour la TV et France Bleu, pour une interview par téléphone le lendemain mardi 7 matin à 8h15.

 

Commentaires :

Nous avons particulièrement apprécié l’intervention du Pr. A. Roch et sa conclusion. Il se déplace pour ses besoins professionnels, en scooter, entre La Timone et l’hôpital Nord et il en connaît bien les contraintes d’usage mais aussi les avantages.

 

En appui de l’introduction du préfet de police sur la part des décès des 2RM dans les BdR (~1/3) un flyer concernant les chiffres clés du département (doc en PJ 13_Plaquette_2RM_2019.pdf) était mis à disposition. Ainsi sur 103 tués en 2019, 35 sont des usagers de 2RM. Ceci concerne l’ensemble des véhicules, du cyclo au gros cube, à 2, 3 voire 4 roues pour certains scooters. A noter que si le nombre de décès total – 103 pour 100 en 2018 - et dans toutes les catégories est en hausse, pour les 2RM il est en baisse et passe de 45 en 2018 à 35 en 2019, soit – 22%.

D’autre part en ce qui concerne les résultats locaux, Paca est la région où la part des décès des 2RM est la plus élevée de France métropolitaine, avec 36% pour une moyenne nationale à 23% Indicateurs_regionaux_de_securite_routiere_2019.pdf. Hormis la Corse avec 34% et l’ÎdF, 29%, toutes les autres régions oscillent entre 18% et 22%. Ceci nous interpelle mais, en l’absence de données permettant de mieux analyser ces constats, nous éviterons toute conclusion hâtive sur les causes, en particulier les plus caricaturales.

Ces statistiques sont disponibles sur le site de l’ONISR https://www.onisr.securite-routiere.gouv.fr/etat-de-l-insecurite-routiere

 

Bien entendu, ces précisions n’ont pas pour but de réduire le message de prévention sur le port des équipements que nous partageons, mettons en pratique et portons en permanence.

 

La Galerie

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Auteur: ffmc13

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